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Quelques mots à lire aux obsèques : cinq textes courts

Une minute suffit pour dire l’essentiel. Voici cinq textes courts, pour des liens différents, et la manière de les adapter.

Mis à jour le · par l’équipe Trouver les mots

L’essentiel

  • Un mot court pour un enterrement dure une minute, soit 120 à 160 mots.
  • Il tient en trois temps : qui vous êtes, un souvenir précis, un au revoir adressé à la personne.
  • Un ami, un collègue ou un voisin peut prendre la parole avec l’accord de la famille.
  • Pour un enfant, trois ou quatre phrases avec ses propres mots suffisent.

Tout le monde n’a pas la force, ni la place, de prononcer un long éloge. Un mot court, lu par un ami, un collègue ou un petit-enfant, trouve toujours sa place dans une cérémonie. Il suffit de trois choses : dire qui l’on est, dire un souvenir, dire au revoir.

Les cinq textes ci-dessous durent environ une minute. Ils ont été écrits pour des personnes imaginaires.

Pour un ami

Je m’appelle Karim. Avec Olivier, on s’est connus sur un terrain de rugby, il y a vingt-cinq ans. Il m’a plaqué au premier match, il m’a relevé au deuxième, et il ne m’a plus jamais lâché.

Olivier, c’était l’ami qu’on appelle à trois heures du matin. Il décrochait toujours. Il disait : « J’arrive. » Et il arrivait.

Aujourd’hui, c’est nous qui sommes là pour toi. Repose-toi, mon frère. On se relèvera.

Pour un collègue

Je parle au nom de toute l’équipe du service logistique. Pendant dix-huit ans, Sylvie a été la première arrivée et la dernière partie. Elle connaissait chaque dossier, chaque fournisseur, et l’anniversaire de chacun d’entre nous.

Il y a un mois encore, elle a apporté des croissants parce que c’était le premier jour d’un stagiaire. C’était ça, Sylvie : penser aux autres avant de penser à elle.

Ton bureau est vide, Sylvie, mais ta façon de travailler reste. Merci.

Pour un voisin

Monsieur Lefèvre habitait en face de chez nous depuis quarante ans. Il connaissait l’histoire de chaque maison de la rue, il arrosait nos plantes quand nous partions en vacances, et il ne manquait jamais de nous dire bonjour, qu’il pleuve ou qu’il vente.

Nos enfants l’appelaient « le monsieur aux tomates », parce qu’il leur en donnait tout l’été, au-dessus de la haie.

La rue sera plus silencieuse sans vous, Monsieur Lefèvre. Merci d’avoir été un si bon voisin.

Pour un frère

Thomas était mon grand frère. Il avait trois ans de plus que moi et il ne l’a jamais oublié. Il m’a appris à nager, à mentir à nos parents, et à dire la vérité quand ça compte.

On s’est beaucoup disputés, beaucoup réconciliés. Ces dernières années, on s’appelait tous les dimanches. Je ne sais pas encore ce que je vais faire de mes dimanches.

Je t’aime, Thomas. Tu resteras mon grand frère.

Pour un grand-parent, lu par un enfant

Papi, tu m’as appris à faire des cabanes et à reconnaître les champignons. Tu me racontais des histoires de quand tu étais petit, et tu disais toujours que c’était la vérité.

Je vais continuer à faire des cabanes. Et je penserai à toi à chaque fois.

Au revoir, Papi.

Exemples fictifs · environ une minute chacun. Pour un enfant, trois ou quatre phrases suffisent : choisissez ses mots à lui.

La structure en trois temps

TempsCe qu’on ditExemple
Qui je suisVotre prénom et votre lien, en une phrase« Je parle au nom de l’équipe du service logistique. »
Un souvenirUne image précise, pas une liste« Elle a apporté des croissants pour le premier jour d’un stagiaire. »
Au revoirUne phrase adressée à la personne« Merci d’avoir été un si bon voisin. »

Questions fréquentes

Combien de mots pour un texte d’une minute ?

Entre 120 et 160 mots, lus à un rythme posé. C’est environ une demi-page imprimée en gros caractères.

Peut-on lire un mot sans être de la famille ?

Oui, si la famille est d’accord. Demandez-lui simplement, ou demandez au maître de cérémonie s’il reste un moment prévu pour les proches. Un ami, un collègue ou un voisin apporte souvent un éclairage que la famille ne connaissait pas.

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